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WULFILA (petit loup) : fondateur d’une littérature gotique (311 en Roumanie-382/383 à Constantinople). Vers 340 ce Goth ayant reçu une éducation chrétienne devient lecteur durant les office religieux, fonction qui comportait l’étude de la Bible.
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WULFILA (petit loup) : fondateur d’une littérature gotique (311 en Roumanie-382/383 à Constantinople).
Vers 340 ce Goth ayant reçu une éducation chrétienne devient lecteur durant les office religieux, fonction qui comportait l’étude de la Bible. Une fois sacré évêque, il s’emploie à propager l’arianisme auprès des plus défavorisés. Une persécution le pousse à émigrer avec ses fidèles en territoire romain (actuelle Bulgarie). Son œuvre d’évangélisation l’appelle vite à traduire la Bible ce pour quoi il lui faut INVENTER UN ALPHABET POUR LA LANGUE GOTIQUE jusqu’alors uniquement parlée. Il peut alors entreprendre – assisté d’une équipe –une œuvre à laquelle il consacrera quarante années de sa vie : LA TRADUCTION DE LA BIBLE EN GOTIQUE. La Bible de Wulfila représente le plus ancien ouvrage de langue germanique d’un volume significatif.
De la langue conçue par lui de nombreux termes sont passés dans tous les idiomes germaniques. Par exemple le verbe fastan, « tenir bon » en gotique auquel Wulfila donne le sens religieux de « jeûner » et que l’on retrouve dans le néerlandais (vasten), l’anglais (to fast), l’allemand (fasten), etc.
Ce tissage, ces imbrications entre les langues, les cultures, les savoirs sont souvent l’œuvre de ces travailleurs de l’ombre, de ces héros méconnus : les traducteurs.
Pour en savoir plus : DELISLE (Jean) et WOODSWORTH (Judith) (dir.), Les traducteurs dans l’histoire, Canada, Presses de l’Université d’Ottawa (Éditions UNESCO), coll. « Pédagogie de la traduction », 1995, 348 p.
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